défaillance électrique

Comment les datacenters réduisent-ils le risque de défaillance électrique ?

En novembre dernier, un important datacenter du n°1 français du cloud, OVH, était touché par une défaillance électrique et de nombreux sites web étaient donc paralysés le temps de quelques heures. Evénement relativement rare, cette panne a rappelé que les datacenters doivent assurer aux serveurs qu’ils hébergent une alimentation électrique en continu. Voyons les bonnes pratiques mises en œuvre par les acteurs du secteur.

La double dérivation, incontournable pour un datacenter

Afin de réduire le risque de défaillance électrique, les datacenters doivent opter pour la configuration Enedis qui apparait comme la plus sécurisée. En la matière, c’est donc la double dérivation qui est retenue par l’intégralité des acteurs de ce marché.

Le datacenter est alors raccordé à un poste source par l’intermédiaire de deux câbles. Ainsi, en cas de défaillance du câble de travail, un câble de secours prend le relais et assure l’alimentation électrique des serveurs. Une intervention manuelle s’avère toutefois indispensable et peut causer une interruption.

Il y a quelques années, les demandes de puissance formulées à EDF étant moins importantes qu’aujourd’hui, les datacenters étaient souvent raccordées via deux câbles mais à deux postes source différents, une configuration encore plus performante.

Générateurs et groupes électrogènes pour réduire le risque de défaillance électrique

Parce que comme nous venons de le voir, la double dérivation n’élimine pas tout risque d’interruption de l’alimentation électrique des serveurs, les datacenters doivent prévoir du matériel capable d’assurer la fourniture en énergie en attendant que certains basculements opèrent.

Ainsi, générateurs électriques et onduleurs sont présents. Leur rôle est de fournir l’électricité aux serveurs avant que les groupes électrogènes ne prennent le relais. Ces derniers ne sont pas non plus sans poser de problème puisque les dysfonctionnements sont fréquents.

Afin de limiter le risque de défaillance électrique, les conceptions avec des centrales de groupes électrogènes ont été abandonnées au profit de conception dite « block redondance ». Autrement dit, chaque groupe électrogène dispose de sa propre alimentation et d’une éventuelle alimentation de recours.

Parfois, les datacenters choisissent aussi de compartimenter le risque de défaillance électrique. Ainsi, en cas de panne, seule une partie des serveurs est affectée.

Au final, force est de constater que les datacenters français ne rechignent pas à maximiser la disponibilité énergétique pour les serveurs qu’ils hébergent. Leur principal atout réside toutefois dans l’excellente qualité du réseau électrique en France, chose pas toujours vérifiée à l’étranger.